Liberté de manifester : le combat continue à l’ONU
Hier soir, le Conseil d’État a reconnu à BonSens.org le droit d’intervenir pour défendre la liberté de manifester. Il a pourtant rejeté tous les recours sans même tenir d’audience. Pour lui, les propos du Président de la République, qui demandait d’interdire « partout où on le peut » les manifestations non syndicales, ne seraient « pas une décision ».
Pas une décision ? Dans les heures qui ont suivi, des préfets ont interdit des manifestations. Les citoyens ont dû saisir leur tribunal ville par ville, dans l’urgence : à Limoges, le juge a suspendu l’interdiction, à Paris, le changement de trajet de dernière minute par le Préfet, a été attaqué au tribunal mais en vain. Selon l’endroit où l’on vit, la liberté de manifester existe ou n’existe plus, ou a été totalement désorganisée selon les cas.
Une consigne nationale qu’aucun juge français n’accepte d’examiner, c’est une liberté sans protection.
C’est pourquoi BonSens.org a saisi en extrême urgence hier la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la liberté de réunion pacifique.
Nous avons ce jour informé la rapporteuse spéciale Mme Romero de l’évolution de la situation. (voir le courrier du 24 octobre 2026)
En France, on n’est pas censé demander pas la permission de manifester : on est censé déclarer sa manifestation.
Trier les citoyens selon leur « légitimité », c’est revenir à un régime d’autorisation. Les casseurs doivent être poursuivis. Mais l’État ne peut pas retirer à tous une liberté fondamentale parce qu’il n’a pas su protéger la population.
BonSens.org le disait déjà en 2023. Nous le redisons aujourd’hui, et nous irons jusqu’au bout.
La rapporteuse spéciale de l’ONU Gina Romero, nous a répondu par voie de mail ce jour :

